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Déploiement de PostgreSQL 9.1 et PostGis 2.1 sur Cent OS 7 Server

Qu’est ce que PostGIS ?

PostGIS est une extension (plugin) du SGBD PostgreSQL, qui active la manipulation d’informations géographiques (spatiales) sous forme de géométries (points, lignes, polygones), conformément aux standards établis par l’Open Geospatial Consortium. Il permet à PostgreSQL d’être un SGBD spatial (SGBDs) pour pouvoir être utilisé par les systèmes d’informations géographiques.

De nombreux logiciels peuvent être utilisés avec PostGIS comme moteur de base de données, tels que ArcGIS, QGIS, CartoDB, MapInfo, TerraLib…

Par exemple, il est utilisé par OpenStreetMap, un projet collaboratif visant à créer une carte libre et gratuite du monde entier

1) Installation de CentOS 7

Premièrement, nous allons commencer par télécharger la dernière image ISO de CentOS 7 sur le site officiel.

Vous pouvez choisir la « Minimal ISO », qui contient tout ce qui est nécessaire pour un serveur, mais rien de superflu.

Ensuite, nous pouvons lancer l’installation, une VMs typique avec 2 vCores, 2 GB de Ram et 40 Gb de disque dur est suffisante pour le moment.

centos-p-1

L’installation est entièrement graphique, aucune connaissance particulière n’est donc requise :

centos-p-2

N’oublier pas de fixer le mot de passe « root » !

centos-p-3

Après un reboot, notre CentOS est fonctionnel, néanmoins nous devons activer l’interface réseau (celle-ci étant inactive par défaut) et renseigner les paramètres IP.

Pour cela, nous pouvons donc nous connecter en console en tant que « root », puis lancer la commande “nmtui” :

centos-p-4

centos-p-5

centos-p-6

A ce point nous pouvons passer à l’étape suivante.

2) Installation de PostgreSQL/PostGIS

PostgreSQL est disponible dans le depot par défaut de Yum sur CentOS 7, mais sans le choix de la version, ce qui ne convient pas dans notre cas.

Nous allons donc ajouter le dépôt officiel “PostgreSQL 9.3” :

[root@vm-centos1 ~]# rpm -ivh http://yum.postgresql.org/9.3/redhat/rhel-7-x86_64/pgdg-centos93-9.3-2.noarch.rpm

Ensuite nous pouvons lancer l’installation:

[root@ vm-centos1 ~]# yum install postgresql93 postgresql93-server postgresql93-libs postgresql93-contrib postgresql93-devel

Puis avant de lancer l’installation de PostGIS, nous allons ajouter le dêpot « EPEL » qui contient les dépendance dont a besoin PostGIS :

[root@ vm-centos1 ~]# rpm -ivh http://dl.fedoraproject.org/pub/epel/7/x86_64/e/epel-release-7-5.noarch.rpm

Puis c’est partis, ne pas être effrayé par le nombre de dépendance qui s’installeront de fait :

[root@ vm-centos1 ~]# yum install postgis2_93

3) Configuration

Avant toute chose, nous devons d’abord initialiser la base : (attention, n’executer cette commande qu’une seule fois)

[root@ vm-centos1 ~]# /usr/pgsql-9.3/bin/postgresql93-setup initdb
Initializing database ... OK

Si vous souhaitez que PostgreSQL se lance automatiquement au démarrage du serveur, vous pouvez lancer cette commande :

[root@ vm-centos1 ~]# systemctl enable postgresql-9.3
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/postgresql-9.3.service to /usr/lib/systemd/system/postgresql-9.3.service.

Si vous souhaitez pouvoir vous connecter à la base depuis une autre machine, vous devez modifier les 2 fichiers suivants tels qu’indiqué ci-dessous :

[root@ vm-centos1 ~]# vi /var/lib/pgsql/9.3/data/postgresql.conf
#------------------------------------------------------------------------------
# CONNECTIONS AND AUTHENTICATION
#------------------------------------------------------------------------------
# - Connection Settings -
listen_addresses = '*'
g
[root@ vm-centos1 ~]# vi /var/lib/pgsql/9.3/data/pg_hba.conf
# TYPE  DATABASE        USER            ADDRESS                 METHOD

# "local" is for Unix domain socket connections only
local   all             all                                     peer
# IPv4 local connections:
#host    all             all             127.0.0.1/32            ident
host    all             all             all                     md5
# IPv6 local connections:
host    all             all             ::1/128                 ident
# Allow replication connections from localhost, by a user with the
# replication privilege.
#local   replication     postgres                                peer
#host    replication     postgres        127.0.0.1/32            ident
#host    replication     postgres        ::1/128                 ident

Ensuite, nous pouvons lancer le service PostgreSQL :

[root@ vm-centos1 ~]# systemctl start postgresql-9.3

4) Créer une base de test

Pour finir, nous allons créer une base de test.

Pour cela, nous devons basculer en tant qu’utilisateur « Postgres » :

[root@localhost ~]# su postgres
bash-4.2$

Et ensuite, nous allons créer un utilisateur et une base :

[root@localhost /]# su postgres
bash-4.2$ createuser --pwprompt --encrypted gisuser
Enter password for new role:
Enter it again:
bash-4.2$ createdb --encoding=UTF8 --owner=gisuser gis.test
bash-4.2$ psql -d gis.test -f /usr/pgsql-9.3/share/contrib/postgis-2.1/postgis.sql
bash-4.2$ exit

Ensuite, vous pouvez tester la connexion depuis une console :

centos-p-7

Ou depuis un outil graphique, tel que “PgAdmin” :

centos-p-8

C’est tout pour aujourd’hui !

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Irlande Voyage

Irlande du nord – Mars 2015

Après un périple se concentrant sur l’Irlande du Sud il y a environ 2 ans, nous avons décidé cette fois ci, de nous concentrer sur le Nord de pays.

Nous avons donc élaboré un road-trip sur 4 jours afin de se rendre sur les principaux lieux de cette partie de l’Irlande :

L’avantage quand on a atteint l’age de 25 ans, c’est de enfin ne plus être considéré comme un danger public par les assureurs, et donc de pouvoir louer un véhicule à un prix tout à fait raisonnable.

Adieu donc le ferry et ses 17h00 de traverser, bonjour l’avion et la joie d’arriver à 10h30 heure locale en étant parti à seulement 9h30 de Beauvais.

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Une fois arrivé à Dublin, direction le comptoir de Hertz afin de récupérer ce qui sera notre voiture pour les 4 jours à venir.

Petit coup de flip sur le moment car bien évidement à cette instant, nous savons qu’elle sera équipé d’un volant à droite. Même si nous avons l’habitude de conduire à gauche, c’est avec nos véhicules français, ce sera donc une première pour nous avec un véhicule local.

En revanche le truc sympa, c’est que nous avions réservé une Ford Ka et qu’il n’y en avait plus, pour le même prix nous avons donc eu le droit à une Volkswagen Polo toute neuve (300 Kms au compteur), toutes options et pour le même prix.

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Et c’est partis pour 300 Kms, nous quittons donc la république d’Irlande pour le Royaume-Uni, direction Belfast, « capitale » de l’Irlande du nord, ville de construction du Titanic.

Au final, conduire avec le volant à droite ne pose pas plus de soucis que ça, c’est un peu déroutant le premier jour, on se fait quelques frayeurs en sous estimant la proximité des trottoirs, fait souffrir un peu la boite de vitesse en se trompant dans les rapports, mais au bout d’une journée le pli est prit. Et on se rend compte que c’est bien plus pratique en terme de visibilité, surtout dans les rond-point ou sur les petites routes lorsqu’il faut doubler.

Arrivé sur place, nous déposons nos affaires au B&B dans lequel nous avons réservés notre première nuit, allons déjeuner puis c’est partis pour un petit tour en ville.

Que dire de Belfast ? C’est une grande ville, le truc intéressant c’est le musée du Titanic, dans lequel nous avons passé une grande partie de notre après-midi, construit à l’emplacement exact du chantier.

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Il retrace toutes les étapes de sa construction, et nous immerges dans les conditions de vie des ouvriers qui y ont participé, certains aux périls de leurs vie (8 morts sur le chantier), avec une petite attraction assez bien faite.

irlande4

Nous  conclurons cette journée par un peu de shopping puis un repas en ville, avant de quitter la civilisation le lendemain.

Après avoir savouré un « Cooked Breakfast » bien complet (ne jamais dire « English Breakfast » en Irlande, ou votre hôte se fachera), direction  la « Causeway Coastal Road ».

Il s’agit d’une petite route qui relie Belfast à Londonderry en longeant la côte, et qui en plus d’offrir de merveilleux paysage, dessert les plus beaux sites naturels de ce pays.

Pas d’attraction particulière donc, de la nature et de magnifique paysage à volontés.

Premier arrêt après 60 kms et 2h00 de route donc, le pont de carrik-a-rede.

Il s’agit d’un pont suspendu en bois, construit initialement par des pêcheurs afin de pouvoir rallier facilement l’ile de carrick depuis la terre ferme.

carrick-a-rede1

Aujourd’hui c’est un site touristique géré par l’association National Trust, qui reçoit 227 000 visiteurs par an. Un parking munis de toilette est a votre disposition, il vous reste ensuite à parcourir environ 800 mètres à pieds, avant d’arriver au pied de ce pont.

Heureusement pour nous, la météo était plutôt bonne. Il n’empêche qu’avec le vent, le pont bouge, et que c’est assez impressionnant mais la beauté du paysage en vaut la peine.

L’avantage du petit déjeuner complet servis dans les Bed & Breakfast, c’est de ne pas ressentir la faim avant très tard dans l’après-midi et de pouvoir se contenter d’un sandwich vers 16h00 pour seul repas du midi.

Nous reprenons donc la route vers Bushmills, qui sera notre point de chute pour cette nuit.

Un premier arrêt à notre B&B est sans appel, il est tout juste 15h30 et c’est trop tôt, pas avant 17h00.

Pour passer le temps, nous décidons donc de s’arrêter dans une sorte de cafétéria pour manger un sandwich, puis ensuite décidons d’aller visiter la vielle distillerie de Bushmills.

bushmills3 bushmills1

Une odeur de Whisky chaud nous accompagnera durant toute la visite, ou nous pourrons voir, mais sans prendre de photo :

  • La transformation des grains de malt, nous apprendrons que les fours utilisé en Irlande, sont fermés, afin que les grains n’est pas le gout de fumé, comme cela se fait en écosse.
  • L’alambic, précision étant faite que le whisky irlandais est généralement distillé 3 fois contre 2 fois en écosse
  • La mise en fut, puis son stockage durant 15 ans.
  • La mise en bouteille.

Nous avons ensuite pu participer à une petite dégustation.

bushmills2

Retour donc ensuite à notre B&B, ou nous avons décidé de nous faire une soirée tranquille, du repos donc, la route et les grands espaces, ça fatigue !

Petite information en revanche, si cela peut servir à certain, nous nous sommes mis en quête d’un pub ou autre endroit pour manger vers 20h00, et il était trop tard.

La majorité de ces établissements était soit fermés, soit ne servait plus à manger, s’y prendre tôt donc. Pour notre part nous avons donc finis dans une sorte de friterie/fast-food qui servait du fish and ships, c’est le truc le plus élaboré que nous avons pu trouver à cette heure si tardive.

Après une bonne nuit de sommeil ainsi que le traditionnel « Cooked Breakfast », nous nous sommes donc remis en route, direction la chaussée des géants donc.

Il s’agit d’un promontoire sur la mer, formé par une ancienne coulé de lave, qui a formé une sorte de chaussé pavé.

Arrivé sur place, l’on y trouve un parking payant, ainsi qu’un centre d’accueil munis d’une cafétéria, d’une boutique de souvenirs et de toilettes. On s’y voit remettre un audio-guide, puis on peut ensuite au choix rejoindre le site à pied ou en bus.

Au vu de la météo exécrable le jour de notre visite, nous avons opté pour la  2nd option.

causeway1

Selon la légende, deux géants ennemis vivaient de chaque côté de la mer, l’un en Écosse, appelé Benandonner, et l’autre en Irlande, nommé Finn Mac Cumaill. Le géant écossais parlait de son rival irlandais comme d’une personne négligée et froussarde jusqu’au jour où celui-ci, piqué au vif, dit à l’Écossais de venir se battre pour lui prouver qu’il était le plus fort ! Mais comment franchir la mer ? L’Irlandais jeta des pierres dans l’eau pour construire un chemin praticable, une « chaussée » entre l’Écosse et l’Irlande. Mais quand il vit approcher son adversaire, l’Irlandais fut pris de panique car il était beaucoup plus petit que son adversaire ! Il courut demander conseil à sa femme, Oonagh, qui eut juste le temps de le déguiser en bébé avant l’arrivée du géant écossais. À ce dernier, elle présenta son « fils », qui n’était autre que son mari déguisé. Le géant écossais, voyant la taille de ce « bébé », prit peur. Affolé à l’idée de la taille du père et par conséquent de sa puissance, il prit ses jambes à son cou et s’en retourna dans ses terres d’Écosse en prenant soin de démonter la chaussée pour que l’Irlandais ne risque pas de rejoindre son île. Et depuis cette chaussée est restée à jamais gravée dans une des nombreuses légendes irlandaises.

Nous avons ensuite repris la route, direction Londonderry, qui sera notre point de chute cette nuit, toujours par cette fameuse « Causeway Costal Road » puisque cette route se finit justement la-bas.

dunlunce_castle

Après 2h00 de route, nous arrivons donc à Londonderry, ville ou il règne un étrange climat, et pour cause, cette ville se trouve juste à la frontière entre la république d’Irlande et la Grande-Bretagne.

londonderry

Sa position géographique est donc conflictuel, partout en ville, l’on trouve des graffitis pro-irlandais (ainsi qu’une minorité pro-britannique) du type « Free Derry »/ »IRA ».

Il faut savoir que c’est cette ville qui à inspiré le groupe U2 pour sa chanson « Sunday Bloody Sunday », puisqu’il s’agit d’un événement qui s’est déroulé dans cette ville.

En effet, le « Bloody Sunday » une tuerie survenue le dimanche 30 janvier 1972, dans laquelle vingt-sept manifestants et passants pacifistes des droits civils ont été pris pour cible par des soldats de l’armée britannique. 13 hommes, dont sept adolescents, sont morts immédiatement et un autre homme est décédé quatre mois et demi plus tard, à la suite des blessures reçues ce jour-là. Quatorze personnes furent également blessées, douze par balles et deux écrasées par des véhicules militaires. Cinq de ces blessés ont été touchés dans le dos.

Depuis, beaucoup d’initiatives ont été prises pour tenter de « réconcilier » la population avec les forces britanniques, mais néanmoins la pilule reste difficile à avaler, et la majorité d’entre elle affiche fermement une position pro-irlandaise, ce qui pour l’anecdote était le cas de notre hôte, dans le B&B ou nous avons passés la nuit.

londonderry2

Sinon que dire de plus ? c’est une grande ville, nous avons passés la plus grande majorité de notre après-midi à nous promener en ville et à faire les boutiques, puis nous avons préféré nous coucher tôt, s’agissant de notre dernière nuit, le lendemain nous avions beaucoup de route devant nous.

En effet, aussitôt levé, nous avons engloutis notre habituel breakfast, et puis nous nous sommes mis en route. Direction Dublin, un trajet d’environ 350 Kms, majoritairement par route national.

Nous avons donc pu faire un bref passage par le centre, mais nous avons préféré ne pas trainer et disposer d’une avance confortable pour rendre la voiture puis prendre notre avion, que nous ne pouvions pas nous permettre de rater.

Une chose est sur, nous y retournerons de nouveau !